L’article “Time use among people with psychiatric disabilities: implications for practice” de M. Eklund, C. Leufstadius et U. Bejerholm (2009) aborde la question de l’équilibre occupationnel des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Il s’intéresse, en examinant les données de la recherche, plus précisément à l’emploi du temps et aux manières de l’utiliser en ergothérapie auprès des patients.

Savoir comment les gens utilisent leur temps est important pour planifier un traitement en psychiatrie. Il a été identifié que les personnes ayant des troubles psychiatriques graves ont souvent très peu d’activités et passent beaucoup de temps à être inactif, à dormir ou à manger. Ces personnes sont souvent sous-occupées et ceci est préjudiciable pour leur bien-être. Il y aurait une inadéquation entre les capacités, les opportunités environnementales et les exigences de la personne. Les personnes perdent en général leur emploi et sont isolées ou bénéficient d’un environnement social peu stimulant.

Emploi du temps et bien-être

On retrouve beaucoup de données de recherche dans l’article sur les liens entre les occupations et le bien-être. En voici quelques-unes:

On retrouve beaucoup de données de recherche dans l’article sur les liens entre les occupations et le bien-être. En voici quelques-unes:

  • Un niveau élevé et continu d’engagement dans des occupations est très souvent associé à un sentiment de bien-être, à un meilleur fonctionnement global et à une meilleure satisfaction vis-à-vis des occupations quotidiennes.
  • Les occupations sont positives pour promouvoir les interactions sociales et la confiance.Avoir des occupations qui respectent le rythme jour/nuit est important.
  • Les activités calmes seront bénéfiques si elles représentent des ruptures avec des périodes plus intenses.
  • Elles seront nuisibles si elles constituent l’essentiel de l’emploi du temps.

Mise en pratique possible en ergothérapie

Les données de la recherche indiquent que l’engagement dans des activités conduit à moins de symptômes chez les personnes qui souffrent de troubles psychiatriques. Dans cet article, proposition de l’élaboration d’un emploi du temps pour la prise en charge.

Voici quelques propositions possibles. Pour l’établir, il faudrait recueillir les données suivantes :

  • L’histoire personnelle de la personne
  • Identifier les occupations quotidiennes de la personne (perdues, présentes ou nouvelles) ainsi que leur fréquence.
  • Identifier le niveau d’engagement de la personne et comment elle perçoit son équilibre occupationnel (équilibré, sur ou sous-occupé)
  • Identifier l’équilibre entre les activités professionnelles, ludiques et reposantes.
  • Identifier les facteurs environnementaux limitants/favorisants
  • Vérifier s’il y a une optimisation du temps possible: possibilité de fixer des objectifs à court terme semaine par semaine
  • Les occupations sont-elles en adéquation avec le rythme jour-nuit

Ce type d’intervention pourrait s’accompagner d’une psychoéducation individuelle ou groupale sur l’emploi du temps et la santé, sur les relations entre les occupations et la maladie mentale.

Il faudrait aussi identifier les aides possibles pour accompagner les personnes à maintenir un rythme équilibré et satisfaisant sur le long terme.

Ceci n’est qu’un résumé de l’article. Ma traduction n’est sûrement pas parfaite. Je vous invite à le lire complètement pour plus d’informations sur le sujet.

  

 

Pour en savoir plus sur les occupations et l’équilibre occupationnel: 2 vidéos du 1er colloque OHS (Occupation Humaine et Santé) qui a eu lieu en 2017 à Lausanne.